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Termites dans une maison : reconnaître, traiter et protéger votre bien

Vous vendez un bien en zone délimitée ?

Dans une zone délimitée par arrêté préfectoral, un état relatif à la présence de termites est obligatoire pour toute vente.

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En bref

Vous avez trouvé des galeries de terre sur vos murs, du bois qui sonne creux, ou des ailés qui ont essaimé au printemps ? Les termites dans une maison ancienne, c’est une situation sérieuse - mais pas une fatalité. On vous explique ici comment les identifier avec certitude, ce que la loi vous impose, quelles solutions existent pour le traitement des termites bois, et ce que coûte un diagnostic. Pas de chiffres inventés, pas de promesses vagues : seulement ce qui est vérifié.


Reconnaître les termites dans une maison

Le premier réflexe est souvent de chercher des trous dans le bois. Erreur : les termites ne laissent aucun trou visible. C’est précisément ce qui les distingue de tous les autres insectes du bois.

Les cordonnets de terre : le signe le plus fiable

Les termites souterrains présents en France appartiennent tous au genre Reticulitermes. Ils vivent en colonie dans le sol, organisés en castes - ouvriers, soldats et reproducteurs. Pour atteindre le bois de votre maison, ils construisent des cordonnets de terre (aussi appelés galeries aériennes) sur la surface des matériaux qu’ils ne peuvent pas consommer : béton, brique, métal. Ces tubes de terre, collés contre les murs ou les soubassements, sont le signe extérieur le plus évident d’une infestation.

À l’intérieur du bois, les dégâts sont tout aussi caractéristiques : une structure avec un aspect feuilleté, des galeries remplies de terre maçonnée. Le bois semble intact en surface, mais il est creux. Un simple coup de couteau ou de tournevis suffit à le révéler.

Les ailés au printemps

Chaque année, généralement en avril-mai, la colonie produit des individus ailés qui essaiment pour fonder de nouveaux foyers. Si vous trouvez des insectes ailés à l’intérieur de votre maison à cette période, c’est un signal d’alarme fort. La colonie se propage aussi par bouturage : une centaine d’individus détachés d’une colonie existante suffisent à en fonder une nouvelle.

Ce que les termites consomment

Les ouvriers, présents par milliers dans une colonie active, cherchent en permanence de la cellulose. Le bois de charpente, les parquets, les lambris, mais aussi le papier peint, le carton, les livres : tout ce qui contient de la cellulose est une cible potentielle. Ils passent par des fissures de l’ordre du millimètre, ce qui leur permet d’infiltrer les moindres interstices d’une construction ancienne.


Ce qui distingue les termites des autres insectes du bois

La question revient très souvent : ver de bois ou termite ? La confusion est compréhensible, mais les indices sont en réalité très différents.

Indice Termites Vrillette (ver de bois) Capricorne
Trous dans le bois Aucun Ronds, 1 à 3 mm Ovales, 6 à 10 mm
Galeries de terre Oui, visibles en surface Non Non
Aspect du bois attaqué Feuilleté, galeries internes Poudre fine (sciure) Galeries larges
Colonie vivante Oui, permanente Non (larves seulement) Non (larves seulement)

Aucun trou + cordonnets de terre = termites, jusqu’à preuve du contraire.

C’est un point essentiel : contrairement aux insectes à larves xylophages comme la vrillette ou le capricorne, les termites forment une colonie vivante et active en permanence. Contrairement à une larve isolée, cette colonie ne disparaît pas d’elle-même. Il n’y a pas de cycle saisonnier d’activité et de dormance : les ouvriers travaillent toute l’année. Et la colonie ne se trouve pas dans la maison - elle est dans le sol, parfois à plusieurs mètres du bâtiment.

Cette distinction change tout dans la façon de comment traiter les termites : on ne traite pas une larve isolée, on traite une organisation sociale entière.


Vos obligations légales face aux termites

C’est le volet que beaucoup de propriétaires découvrent trop tard. La présence de termites dans une maison déclenche des obligations légales précises, définies par le Code de la construction et de l’habitation (articles L. 126-4 à L. 126-6).

La déclaration en mairie : obligatoire et urgente

Dès que vous avez connaissance de la présence de termites, vous devez la déclarer à la mairie dans le mois qui suit. L’article L. 126-4 du Code de la construction et de l’habitation dit précisément : « Dès qu’il a connaissance de la présence de termites dans un immeuble bâti ou non bâti, l’occupant de l’immeuble contaminé en fait la déclaration en mairie. » C’est donc l’occupant qui déclare ; à défaut d’occupant, l’obligation revient au propriétaire. En copropriété, le syndicat des copropriétaires n’est tenu que pour les parties communes : dans votre lot, c’est vous.

La déclaration se fait via un formulaire officiel (disponible sur service-public.gouv.fr). La déclaration doit être adressée au maire par lettre recommandée avec accusé de réception, ou déposée contre récépissé en mairie. Ne pas déclarer est puni de l’amende prévue pour les contraventions de 3e classe. L’état relatif à la présence de termites, lui, doit être établi par un diagnostiqueur certifié n’ayant aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité avec une entreprise susceptible de réaliser les travaux.

L’état relatif à la présence de termites en cas de vente

Si votre bien est situé dans une zone délimitée par arrêté préfectoral, un état relatif à la présence de termites est obligatoire pour toute vente. Ce document fait partie du dossier de diagnostic technique (article L. 271-4 du CCH). Il doit être établi par une personne certifiée par un organisme accrédité par le Cofrac, et sa validité est inférieure à six mois. Il est annexé à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique.

Les zones à risque sont délimitées par arrêté préfectoral, après consultation du conseil municipal. Les cartes sont tenues à jour par le Cerema (articles R. 126-2 à R. 126-4 du CCH, décret n° 2006-591).

Attention : le diagnostic commercial réalisé par un prestataire privé n’est pas l’état relatif à la présence de termites au sens légal. Il ne vous dispense d’aucune obligation réglementaire.

En cas de démolition

Si vous démolissez un bâtiment contaminé situé dans une zone délimitée, les bois et matériaux infestés doivent être incinérés sur place ou traités avant tout transport (articles L. 131-2 et L. 131-3 du CCH). L’objectif est d’éviter la dispersion de la colonie vers d’autres bâtiments.


Les traitements contre les termites

Il n’existe pas de produit anti termites universel que l’on applique soi-même et qui règle le problème. Le traitement des termites bois est une intervention professionnelle, réglementée, qui repose sur des biocides de type TP8 dont l’autorisation de mise sur le marché est délivrée par l’ANSES.

Deux grandes familles de méthodes sont utilisées en France :

La barrière chimique dans le sol

C’est la méthode la plus répandue pour les infestations établies. Elle consiste à créer une zone traitée dans le sol autour et sous le bâtiment, qui bloque les galeries de communication entre la colonie souterraine et le bois de la structure. Le produit est injecté dans le sol ou appliqué sur les matériaux selon un protocole précis. Le traitement porte sur des mètres linéaires de périmètre à protéger, pas sur une surface de bois.

Les pièges-appâts (systèmes de monitoring)

Des stations contenant un appât cellulosique sont installées dans le sol autour du bâtiment. Les ouvriers les découvrent, consomment l’appât - qui contient un agent actif à action lente - et le rapportent à la colonie. Cette méthode est particulièrement adaptée en prévention ou en complément d’un traitement curatif. Elle nécessite un suivi régulier par un professionnel.

Ce que le traitement ne garantit pas

Service-public.gouv.fr le précise explicitement : il n’est pas certain que les traitements éradiquent les termites définitivement. Si les conditions sont réunies (sol favorable, bâtiment ancien, zone à risque), une recolonisation est possible. C’est pourquoi un suivi dans le temps est indispensable.


Prix d’un diagnostic et d’un traitement termites

Le diagnostic : entre 100 et 250 euros

Un diagnostic termites réalisé par un professionnel certifié coûte généralement entre 100 et 250 euros selon la surface et la complexité du bâtiment. C’est le point de départ indispensable : il permet d’objectiver ou d’infirmer la présence d’une infestation active, d’en évaluer l’étendue, et de définir la méthode de traitement adaptée.

Le traitement : un devis après étude

Contrairement à d’autres insectes xylophages, le prix d’un traitement termites ne se calcule pas au m² de bois traité. Il dépend de la méthode choisie (barrière chimique ou pièges-appâts), du nombre de mètres linéaires à traiter ou du nombre de stations à installer, et de la configuration du bâtiment. Seul un devis établi après visite permet de donner un chiffre fiable.

La TVA à 10 %

Pour les logements achevés depuis plus de deux ans, les travaux de traitement bénéficient d’une TVA à taux réduit de 10 %. C’est un point à vérifier avec votre prestataire au moment du devis.


Prévenir une infestation de termites

La prévention est d’autant plus importante que les termites progressent sans bruit, souvent pendant des années avant que les dégâts ne deviennent visibles. Quelques mesures concrètes réduisent le risque :

Dans les zones où les termites sont présents, la vigilance n’est pas une option - c’est une nécessité.


Faire diagnostiquer votre maison : par où commencer

Vous avez repéré des galeries de terre, du bois qui s’effrite, ou vous êtes simplement dans une zone à risque et vous voulez en avoir le coeur net. La bonne démarche est toujours la même : commencer par un diagnostic réalisé par un professionnel certifié.

Ce diagnostic porte sur les parties accessibles du bâtiment et vous dira ce qui a été constaté : indices relevés, étendue de l’infestation si elle est confirmée, recommandations de traitement. Il peut appuyer une déclaration en mairie. ⚠ En revanche, pour une vente, il ne remplace pas l’état relatif à la présence de termites : celui-ci doit être établi par un diagnostiqueur certifié Cofrac, sans lien avec une entreprise susceptible de réaliser les travaux. Un diagnostic commercial ne peut pas en tenir lieu.

Nous mettons en relation avec des professionnels qualifiés, sans parti pris sur la méthode de traitement. L’objectif est de vous donner une image fidèle de l’état de votre bien - à charge pour vous de décider des suites, en toute connaissance de cause.

Demandez votre diagnostic via notre formulaire de contact. Nous revenons vers vous pour organiser l’intervention d’un professionnel qualifié, sans engagement.


Questions fréquentes

Comment savoir si j’ai des termites dans ma maison ?

Le signe le plus fiable est la présence de cordonnets de terre - de petites galeries en terre maçonnée - sur les murs, les soubassements ou les poutres. Le bois attaqué présente un aspect feuilleté et sonne creux, mais sans trou visible en surface. Si vous trouvez des insectes ailés à l’intérieur au printemps (avril-mai), c’est également un signal fort. En cas de doute, seul un diagnostic professionnel permet de trancher.

Ver de bois ou termite : comment faire la différence ?

C’est la question que se posent beaucoup de propriétaires de maisons anciennes. La réponse tient en un seul critère : les trous. La vrillette laisse de petits trous ronds de 1 à 3 mm, le capricorne des trous ovales de 6 à 10 mm. Les termites, eux, ne laissent aucun trou - ils mangent le bois de l’intérieur en préservant une fine pellicule de surface. Si vous voyez des galeries de terre et pas de trous, pensez termites.

Suis-je obligé de déclarer les termites à la mairie ?

Oui, c’est une obligation légale, déclenchée par la connaissance de leur présence - pas par un simple doute. La déclaration se fait en mairie dans le mois qui suit, via le formulaire officiel. Elle incombe à l’occupant ; à défaut d’occupant seulement, au propriétaire, et quelle que soit la zone dans laquelle se trouve votre bien. Ne pas déclarer est passible d’une amende.

Quel produit anti termites peut-on utiliser soi-même ?

Un traitement complet ne repose pas sur un produit acheté en rayon : il vise la colonie dans le sol, pas seulement le bois visible. Les biocides de type TP8 utilisés par les professionnels sont soumis à autorisation de mise sur le marché délivrée par l’ANSES, et leur application nécessite une formation spécifique. Les produits vendus en grande surface peuvent au mieux repousser quelques individus en surface - ils ne touchent pas la colonie dans le sol. Un traitement efficace passe obligatoirement par un professionnel.

Comment traiter les termites quand ils sont dans la charpente ?

Quand les termites ont atteint la charpente, le traitement porte sur deux fronts : le bois lui-même (injection ou badigeon de produit TP8 sur les éléments infestés) et le sol autour du bâtiment (barrière chimique ou pièges-appâts pour couper la liaison entre la colonie et la structure). La méthode exacte dépend de l’étendue de l’infestation et de la configuration du bâtiment - c’est pourquoi le diagnostic préalable est indispensable avant tout traitement des termites bois.

Les termites peuvent-ils revenir après un traitement ?

Oui, c’est possible. Service-public.gouv.fr le précise explicitement : les traitements ne garantissent pas une éradication définitive. Dans les zones à forte pression termites, une recolonisation peut survenir si les conditions restent favorables. C’est pourquoi un suivi régulier - notamment via des stations de monitoring - est recommandé après un traitement curatif.

L’état termites est-il obligatoire pour vendre ma maison ?

Il l’est si votre bien est situé dans une zone délimitée par arrêté préfectoral. Dans ce cas, l’état relatif à la présence de termites doit être établi par un diagnostiqueur certifié Cofrac, il est valable moins de six mois, et il doit être annexé à la promesse de vente ou à l’acte authentique. Les zones concernées sont consultables via les cartes du Cerema.


Sources utiles

Nos partenaires sont certifiés pour ces traitements.

  • CertibiocideApplicateurs certifiés pour les produits biocides TP8
  • 10Ans de garantie

Comment se déroule l’intervention

  1. Sous 48 h

    Premier contact

    Nous rappelons pour qualifier la situation et convenir d’une visite.

  2. Sur place

    Diagnostic sur place

    Identification de l’agent en cause et de l’étendue réelle de l’attaque.

  3. Sous 2 jours

    Devis détaillé

    Chiffrage poste par poste, sans engagement.

  4. Pendant 10 ans

    Contrôle & garantie

    Suivi du traitement sur la durée de la garantie.

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